| Je sais mourir (Bernard Palissy au roi Henri III) Laissez approcher les anges (Roche, théologien à ses derniers instants) Le pasteur Louis Meyer écrit: "Il est juste de désirer la mort, non pas toutefois par désespoir, mais par espérance; non par dégoût du monde, mais par amour pour Christ (Philippiens 1:23), non pour partir, mais pour arriver."…  L'académicien René Bazin dans le pressentiment de son départ a écrit en mars 1932: "Je voudrais vivre dans un pays où il n'y aurait plus d'ennemis de Jésus-Christ. La parole sans voix m'a répondu: "Tu y vas" O mon Dieu, rendez-moi digne de la mort joyeuse. Il désirait: "accepter la mort comme un acte de la vie", "Quand on vieillit tout s'en va, mais Dieu vient". "Le paradis ne sera qu'une acclamation. Avec quelle joie je verrai la monarchie divine, la vérité reconnue, la justice obéir, l'amour aimé !" C'est comme un écho lointain de la voix des pères de l'Eglise qui nous montre la patience des chrétiens dans l'attente du ciel et leur désir de déloger...  LA MORT (Cyprien, traité de la mortalité):"Quel est l'étranger qui ne désire pas regagner sa patrie ? Quel est le passager qui ne souhaite pas un bon vent pour revoir plutôt ses parents, ses amis ? Le paradis est notre patrie, les fidèles sont nos parents; quel ne dois pas être notre désir d'arriver bientôt jusqu'à eux ? Un grand nombre de nos amis, de nos frères, de nos enfant sont déjà sur l'autre rive, déjà en possession de la béatitude céleste: quelle joie pour eux et pour nous de nous sentir réunis ! Quel partage que celui du royaume des cieux, où règne un bonheur sans mesure et sans terme ! Ah! brûlons du désir d'arriver bientôt vers Jésus. Ceux-là seuls doivent craindre la mort, qui n'ont pas été régénérés par l'eau et l'Esprit, qui ne sont pas marqués du sceau de la croix du Christ, et qui de la première mort doivent passer à la mort seconde".  Et voici les réflexions sur la mort du sage et doux Vinet."La vie est un voyage du midi vers le nord, de l'été dans l'hiver, et le déclin de l'age nous trouve établis sur un sol nu et ingrat qui donne à peine de quoi vivre à notre pauvre cœur, et dont l'unique ornement est le tendre et triste souvenir d'un plus fortuné séjour. Il faut nous exercer nous-même à mourir. Or, ce n'est pas une petite science, c'est au contraire la plus grande de toutes; et je ne comprend pas comment celui qui n'aurait pas, de longue main, appris à mourir, l'apprendrait tout à coup et d'une seule fois au moment où, décidément, il faut le savoir. Il faut que le signal du départ, nous trouve déjà partis. 
Le chrétien ne souffre, ni ne meurt malgré lui; il veut d'avance tout ce que veut son maître, et la nécessité pour lui se change en liberté. Il sait qu'il doit être dépouillé: eh bien, il lui plait que Dieu l'aide à se dépouiller; il sait qu'il doit mourir: eh bien, il prend les devants sur la mort, en mourant tous les jours à lui-même, en se préparant tous les jours de lui-même. Nous qui ne durons pas, faisons des oeuvres qui durent. Mettons tout ce que nous avons de facultés à tout ce que nous avons à faire; usons le mieux que nous pouvons du loisir, des ressources, de la vie que Dieu nous donne; ne vivons pas à moitié, ne vivons pas à regret… en demeurant, soyons prêts à partir; partons sans cesse en esprit; que nos reins soient ceints...  Il y a chez les croyants des pressentiments sur leur fin prochaine, c'est ainsi que le pasteur Rieu… qui devait mourir à 28 ans d'une épidémie écrivait à un ami six semaines avant sa mort : "Etudions-nous à ne pas perdre un seul des instants que le maître nous confie. Qu'il est court, ce temps appelé la vie ! Et combien ne peut-il pas être plus court encore que nous le pensons ! N'en plaçons plus le terme loin de nous, plus à une année, plus à un mois, plus à une semaine de distance ; plaçons-le au soir de chacune des journées où nous nous trouvons encore sur la surface passagère de ce monde. Vivons et agissons chaque jour, comme si c'était le dernier de nos jours. Ce calcul ne nous tromperas pas ; et c'est la seule manière de n'être pas surpris." Il écrira peu de temps avant sa mort, plongé dans une joie ineffable : "Jésus ! Tant aimé sans l'avoir vu ! que sera-ce !" Et nous aussi nous quitterons la terre. Nos fers aussi tomberont à leur tour. Nous te suivrons au céleste séjour, Car ici bas notre âme est étrangère, Ensemble alors dans la maison du Père Nous chanterons son immuable amour. André Denjean  DICTIONNAIRE BIBLIQUE: Mort : Dans le sens courant: cessation de la vie. Elle n'était pas dans le plan primitif de Dieu, qui avait créé l'homme à son image, en faisant de lui une "âme vivante". Dans le paradis, l'arbre de vie lui aurait permis de vivre éternellement. (Genèse 1.27; 2.7; 3.22) La mort a été le salaire de la désobéissance aux ordres divins (2.17; Romains 5.12; 6.23). La mort est physique, car notre corps retourne à la Poussière (Genèse 3.19) elle est aussi, et surtout, spirituelle. Dès leur chute, Adam et Eve sont chassés de la présence de Dieu et privés de sa communion … Désormais les pécheurs sont "morts par leurs offenses et par leurs péchés" (Ephésiens 2.1, 1Timothée 5.6) C'est pourquoi tout pécheur a besoin de la régénération de l'âme et de la résurrection du corps. Jésus insiste sur la nécessité pour tout homme de naître de nouveau (Jean 3.3-8) il explique que le passage de la mort spirituelle à la vie éternelle s'opère par l'Esprit Saint et se reçoit par la foi (5.24; 6.63). Cette résurrection de notre être intérieur est produite par le miracle du baptême de l'Esprit. (Colossiens 2.12-13) Celui qui consent à perdre sa vie et à ressusciter avec Christ est désormais pleinement vivant avec lui. Romains 6.4, 8, 13 - Qu'arrive-t-il au moment de la mort physique? 1. Pour l'impie, c'est une chose terrible que de tomber entre les mains du Dieu vivant (Hébreux 10.31) d'aller au-devant du jugement (9.27), sans y être préparé (Luc 12.16-21)… (Psaume 37.13) Celui qui n'a pas accepté le pardon de Dieu "meurt dans son péché". Jean 8.24 Jésus enseigne par l'histoire du mauvais riche que, dès l'instant de sa mort, l'impénitent entre dans un lieu de tourments, pleinement en possession de sa conscience et de sa mémoire, séparé par un abîme infranchissable du lieu de la félicité, incapable d'être secouru et rendu entièrement responsable par les avertissements de l'Ecriture Sainte. Luc 16.19-31 2. Pour le croyant, la mort spirituelle (qui est la séparation d'avec Dieu), n'existe plus. Il a reçu la vie éternelle, étant passé par la foi de la mort à la vie. (Jean 5.24) Jésus déclare: "Je suis la résurrection et la vie. Celui qui croit en moi vivra, quand même il serait mort; et quiconque vit et croit en moi ne mourra jamais" (11.25-26; 8.51; 10.28). Dès sa mort, le pauvre Lazare est "porté par les anges dans le sein d'Abraham". Lu 16.22, 25 Paul peut dire: "Christ est ma vie, et la mort m'est un gain." Pour lui, s'en aller et être avec Christ est de beaucoup le meilleur. (Philippiens 1.21-23) C'est pourquoi, "nous aimons mieux quitter ce corps, et demeurer auprès du Seigneur". (2Corinthiens 5.2-9) Peut-on imaginer une plus complète victoire sur la mort, en attendant la glorieuse résurrection du corps? "Heureux dès à présent les morts qui meurent dans le Seigneur!". Apocalypse 14.13 - Qu'est-ce que la seconde mort ? La 1re mort est celle par laquelle les hommes quittent cette terre; la 2e, celle qui atteint les impénitents après le jugement dernier. Elle est, dans l'Ecriture, un synonyme de l'enfer. Si la 1re mort entraîne la décomposition du corps, la 2e mort ne produirait-elle pas l'anéantissement de l'âme impénitente ? Deux fois, l'Apocalypse déclare que "la seconde mort, c'est l'étang de feu" (20.14; 21.8). Or, dans l'étang de feu, les âmes, loin d'être anéanties, sont tourmentées jour et nuit, aux siècles des siècles (14.10-11; 20.10). C'est pourquoi aussi il est question de "souffrir la seconde mort" (2.11). Cependant, le Seigneur désire, non pas la mort du pécheur, mais son salut éternel. "Pourquoi mourriez-vous?... Convertissez-vous donc, et vivez!". Ezékiel 18.23, 31-32  Ne pleure pas si tu m'aimes. Si tu savais le don de Dieu et ce que c'est que le Ciel ! Si tu pouvais d'ici entendre le chant des Anges et me voir au milieu d'eux. Si tu pouvais voir se dérouler sous tes yeux les horizons et les champs étemels, les nouveaux sentiers ou je marche ! Si, un instant, tu pouvais contempler comme moi la Beauté devant laquelle toutes les beautés palissent. Quoi, tu m'as vu, tu m'as aimé dans le pays des ombres et tu ne pourrais ni me revoir, ni m' aimer dans le pays des immuables réalités ! Crois-moi quand la mort viendra briser tes liens comme elle a brisé ceux qui m'enchainaient et, quand un jour que Dieu connait et qu'il a fixé, ton âme viendra dans ce Ciel ou l'a précédé la mienne, ce jour-la tu me reverras, tu retrouveras mon affection épurée. A Dieu ne plaise qu'entrant dans une vie plus heureuse, infidèle aux souvenirs et aux vraies joies de mon autre vie, je sois devenu moins aimant. Tu me reverras donc, transfiguré dans l'extase et le bonheur, non plus attendant la mort, mais avançant d'instant en instant avec toi dans les sentiers nouveaux de la Lumière et de la Vie. Essuie tes larmes et ne pleure plus si tu m'aimes. D'après saint Augustin SUITE 
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