| AUX JOURS DES CHEVEUX BLANCS C’est en toi, Eternel, que je cherche un refuge. Que mon attente ne soit jamais déçue ! Toi qui es juste, délivre-moi! Oui, secours-moi! Tends l’oreille vers moi et sauve-moi ! Sois le rocher où je trouve un refuge, la place forte où je peux accéder à tout moment! Oui, tu as résolu de me sauver, car tu es mon rocher, ma forteresse. O toi mon Dieu, sauve-moi des méchants, des hommes criminels et violents! O Seigneur Eternel, en toi j’espère, car, depuis ma jeunesse, toi, tu es mon appui ! Oui, tu fus mon soutien dès ma naissance. Depuis que je suis né, tu me protèges. J’ai sans cesse un motif de te louer. Je suis, pour beaucoup d’hommes, un vrai prodige, mon sûr abri, c’est toi. Ma bouche est pleine du chant de tes louanges et, chaque jour, elle publie ta gloire. En ma vieillesse, ne me délaisse pas; quand je faiblis, ne m’abandonne pas ! Mes ennemis discourent contre moi, ceux qui m’épient ensemble se concertent, ils se murmurent: "Dieu l’a abandonné! Poursuivez-le! Saisissez-vous de lui! Il n’est personne qui puisse le sauver." Mais toi, ô Dieu, ne reste pas si loin! Mon Dieu, à l’aide! Viens vite à mon secours! Qu’ils soient confus, tous mes accusateurs! Qu’ils disparaissent, qu’ils soient couverts de honte et d’infamie, ceux qui voudraient me nuire! Mais moi, sans cesse, je serai plein d’espoir. De plus en plus, je veux chanter ta gloire. Oui, tout le jour, j’annoncerai que tu accordes le salut, que tu dispenses sans mesure des bienfaits innombrables. Par ta puissance, ô Seigneur Eternel, je me présenterai et je rappellerai que le salut vient de toi seul. Tu m’as instruit, ô Dieu, dès ma jeunesse; jusqu’à ce jour, je publie tes merveilles. Et maintenant que je suis vieux, que j’ai les cheveux blancs, ô Dieu, ne m’abandonne pas, et je pourrai annoncer ta puissance dès aujourd’hui aux hommes de mon temps, et ta vaillance aux générations à venir. Car ta justice, ô Dieu, est infinie, car tu as fait des choses merveilleuses! Qui donc, ô Dieu, serait semblable à toi ? Tu nous as fait passer par des détresses et des malheurs sans nombre. Tu nous feras revivre et, du fond des abîmes, tu me retireras. Tu me rendras de nouveau mon honneur et, de nouveau, tu me consoleras. Moi, en retour, je te célébrerai au son du luth pour ta fidélité. Pour toi, mon Dieu, je jouerai sur la lyre, Saint d’Israël! Mes lèvres, dans leur joie, exulteront, et je jouerai en ton honneur, car tu m’as délivré. Au long des jours, je méditerai ton salut, car ils sont confondus, couverts de honte, ceux qui voudraient me nuire! Psaume 71
 GENERATIONS La présence des générations diverses Au milieu de la communauté Est une anticipation du Royaume Dans lequel tout cloisonnement Sera aboli. Loin de constituer un fardeau, Les différences d'âge maintiennent La vérité de la vie. Le vieillard montre la voie à l'enfant et l'enfant donne l'espérance au vieillard, chacun montrant à l'autre une vivifiante tendresse.  OFFRANDE A tout âge et quelle que soit ta fonction Dans la communauté, Redonne-toi à Jésus qui te cherche. Voici, je me tiens à la porte et je frappe. La vie prend alors un goût de source Comme à son aurore.  DE LA VIEILLESSE Je viendrai dans la puissance du Seigneur Pour rappeler ta justice, la seule. O Dieu tu m'as instruit dès ma jeunesse Et jusqu'ici j'énonce tes merveilles. Or vieilli, chargé d'années, Ô Dieu ne m'abandonne pas : Que j'annonce ta gloire aux âges à venir Ta puissance et ta justice, Ô Dieu, Jusqu'aux nues. Toi qui a fait de grandes choses, Ô Dieu, qui est comme toi ? Toi qui m'as fait tant voir de maux Et de détresses, Tu reviendras me faire vivre, Tu reviendras me tirer des abîmes De la terre. Tu nourriras mon grand âge, Tu viendras me consoler Or moi, je te rendrai grâce sur la lyre En ta vérité mon Dieu. Je jouerai pour toi sur la harpe, Saint d'Israël. Quelle est cette lyre Sur laquelle tu rendras grâce Et quelle est cette harpe Sur laquelle tu joueras, sinon la demeure de ton cœur ? Prends en main tes instruments Et fais en vibrer les cordes délicates. Le temps n'est plus de courir au combat Mais de faire mémoire de Dieu. Lorsque décline ta vigueur, il nourrit ton grand âge, et vient te consoler. Tu ajoutes à sa louange, Il ajoute à son amour Aller jusqu'au bout de ta fidélité N'est rien d'autre que de murmurer Encore et encore : Toi Toi Toi. Caroline Malvesin .  MA VIE EN TES MAINS Je ne veux ni or ni argent, Donne-moi une foi Ferme et inébranlable. Je ne cherche Seigneur ni plaisir, Ni joies de ce monde, Console-moi et affermis-moi Par ta sainte parole. Je ne demande pas honneurs Et considération du monde, Qui ne peuvent en rien M e rapprocher de toi. Donne-moi ton Saint-Esprit, Pour qu 'il éclaire mon Cœur, M e fortifie et me console Dans mon angoisse et ma misère. Garde-moi jusqu'à ma mort Dans la vraie foi Et la ferme confiance en ta grâce. Martin Luther UN VOILIER Je suis debout au bord de la plage Un voilier passe dans la brise du matin et part vers l'océan. Il est la beauté de la vie. Je le regarde jusqu'à ce qu'il disparaisse à l'horizon. Quelqu'un à mon coté dit : "Il est parti" Parti vers où ? Parti de mon regard, c'est tout. Son mât est toujours aussi haut. Sa coque a toujours la force de porter sa charge humaine. Sa disparition totale de ma vue est en moi, Pas en lui. Et au moment où quelqu'un auprès de moi dit : "Il est parti" Il y en a d'autres qui, le voyant poindre à l'horizon Et venir vers eux, s'exclament avec joie : "Le voilà." C'est cela la mort. W.Blake SUITE |